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AccueilDécouvrez l'Histoire de ForbachLe XXème siècle / L'après-guerre, la reconstruction et les Trente Glorieuses

Le XXème Siècle

L'après-guerre, la reconstruction et les Trente Glorieuses

Cokerie de MarienauLe relèvement économique de Forbach a lieu dans l'immédiat après-guerre. En 1946, les Houillères sont nationalisées et dès la fin de cette année, la production de charbon a rattrapé celle d'avant 1939. Le siège de Simon s'équipe d'un matériel toujours plus moderne et sa courbe de croissance continue de progresser. De nouveaux puits sont exploités : Simon III en 1950 et Simon IV en 1951

L'usine de Marienau, dont la construction a été décidée par les Allemands pour l'hydrogénisation de la houille, devient une cokerie spécialisée dans le traitement des goudrons et une station expérimentale de recherches de la cokéfaction lorraine.

Bâtiment Adt : il a été détruit et fait place à l'actuelle 44 rue Nationale (Ville Haute)Les H.B.L. remettent en état leur hôpital, l'agrandissent et l'équipent d'un matériel extrêmement performant pour l'époque. L'exploitation charbonnière génère une grande partie des ressources de la ville dans les années 1945 à 1980. Mais d'autres établissements industriels d'avant-guerre se maintiennent, tandis que d'autres se créent.

Ainsi, la Société Nouvelle des Etablissements Adt dont la cartonnerie de Marienau a été bombardée pendant la guerre, s'oriente vers la production d'objets en plastique. Elle doit cependant cesser ses activités le 31 juillet 1960.

Parallèlement, de nouvelles entreprises de bâtiment s'installent et prospèrent à Forbach, à l'instar de Cochery ou de Camus-Dietsch. Cette dernière, dont l'usine est installée à Marienau, est spécialisée dans l'élaboration d'éléments préfabriqués, destinés à la construction d'immeubles, pavillons ou hangars. Elle connaît un succès international puisque les panneaux construits à l'usine de Marienau sont utilisés sur des chantiers en France, en Allemagne et au Luxembourg. De plus, de nombreux pays se portent acquéreurs des droits du brevet déposé par Raymond Camus : l'U.R.S.S., l'Autriche, la Tchécoslovaquie, l'Espagne ainsi que des pays d'Afrique et du Moyen-Orient.

Usine Camis-Dietsch en 1973

Dans notre région, cette entreprise s'est surtout illustrée grâce aux chantiers des H.B.L., qui ont donné naissance aux cités de Behren-lès-Forbach, Farébersviller, Rouhling, le Bruch (Forbach), Cocheren ….

En effet, après la guerre le secteur du bâtiment est en pleine effervescence car la pénurie de logements se poursuit jusque dans les années 1960. Il faut non seulement reconstruire les habitations détruites, mais aussi faire face à l'afflux d'immigrés de tous horizons, venus chercher du travail dans les mines.

C'est ainsi que les cités de la Petite-Forêt, du Hommel et de Marienau sortent de terre. La cité du Wiesberg et son église sont construits entre 1960 et 1965 selon les plans de l'architecte Emile Aillaud, très connu pour ses grands ensembles urbains d'avant-garde. De nouveaux lieux de cultes sont érigés au Creutzberg, au Bruch, à Bellevue et au Wiesberg.

Dans le même temps, Forbach décide de doter chaque quartier d'une nouvelle école et accueille aussi un collège d'enseignement technique. Les établissements scolaires seront complétés par le lycée d'enseignement général Jean Moulin, en 1957.

Petite-Forêt     Hommel et Wiesberg     Lycée Jean Moulin

D'un point de vue urbanistique, le centre-ville a également connu des changements notables. Ainsi, au lendemain de la guerre une percée, l'actuelle avenue Saint-Rémi, est réalisée pour doubler et délester la rue Nationale.

De même le quartier du Kappelberg ou «vieux Forbach», durement touché par la guerre et devenu insalubre, est rasé dans les années 1970 faisant place à de nouveaux immeubles d'habitation.