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Résultats de l'enquête sur le sentiment d'insécurité

Vendredi 25 mai 2018, la sous-préfet Claude DULAMON, le Maire Laurent KALINOWSKI et le proviseur du lycée Blaise Pascal René HIRSCHI ont présenté à la presse les résultats de l'enquête sur le sentiment d'insécurité.

Cette enquête menée par des étudiants du lycée Blaise Pascal des BTS ESF et SP3S s'est déroulée les 16 et 17 mars 2017 auprès de 1094 habitants de la ville de Forbach et alentours. Le questionnaire était présenté en 34 questions, réparti autour de 4 thématiques : le ressenti, les incivilités et actes de délinquance, l'avis et le profil des sondés.

Une assez forte parité a été respectée dans le cadre du sondage (48% hommes/52%femmes). La moyenne d’âge des sondés est de 47 ans avec une majorité située entre 20 et 60 ans.

Sur un plan professionnel :

  • Environ 1/3 de salariés
  • Environ 1/3 de retraités
  • Environ ¼ d’étudiant, demandeurs d’emploi ou sans emploi
  • Environ 7% de commerçants

86% des sondés habitent à Forbach. Une répartition des sondés par quartiers a été établie proportionnellement au nombre d’habitants par quartier.

Il convient de souligner que le résultat est plutôt positif sur le global (58% de ressenti positif). On peut aussi constater qu’il y a une forte différence entre le ressenti individuel (65% des sondés pensent que Forbach est sûre et 55% éprouvent peu, voire pas de sentiment d’insécurité à Forbach) et l’idée qu’on se fait de ce que les gens pensent : 67% des sondés pensent qu’il existe un sentiment d’insécurité à Forbach.

92% des sondés estiment que l’insécurité est la même (65%) voire même importance qu’ailleurs (27%).

Les quartiers où le ressenti est le plus positif sont la Petite Forêt (80%), le Creutzberg (74%) puis Marienau (68%). Les quartiers où le ressenti est négatif sont le Wiesberg (76%) et le Bruch (53%).

Sur les incivilités et la délinquance :

Les premiers actes d’incivilités par ordre d’importance sont les crachats, le bruit, les insultes, les attroupements d’individus puis le manque de respect aux personnes âgées. Il y a une assez forte disparité entre les témoins et les victimes. Par exemple, 28% des sondés disent avoir été témoins de problème de nuisances sonores, mais seulement 14% en auraient été victimes. S’agissant des attroupements d’individus, 22% en ont vu mais seulement 3% disent en avoir été victimes.

Sur le plan des violences, la dégradation matérielle est le fait le plus important (20% de témoins et 8% de victimes) et viennent ensuite les actes de violence physique (11% de témoins et 3% de victimes) et les vols avec violence (10% témoins et 6% de victimes).

37% des sondés estiment la question des incivilités et de la délinquance peu préoccupante contre 63%  qui l’estiment préoccupante (47%) voire très préoccupante (seulement 16%).

Sur la présence des forces de l’ordre :

61% des sondés estiment que la présence des forces de l’ordre n’est pas, voire pas du tout suffisante dans les différents quartiers de la ville. La population ne fait pas de différence réelle entre la police nationale et la police municipale.

Sur les solutions proposées par les répondants :

42% des sondés demandent plus de présence policière en nombre et en présentiel dans les différents quartiers de la ville. Loin derrière, viennent les solutions éducatives et sociales (6%) ou les caméras (4%).

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Les actions en cours ou à venir

Au niveau de la Ville de Forbach

La collectivité a tout d’abord développé et professionnalisé sa police municipale avec une évolution des effectifs : de 5 agents en 2008 à 10 agents actuellement. Une patrouille pédestre est également présente au centre-ville et au Wiesberg, tous les jours sauf le dimanche. Les agents de police utilisent les transports en commun pour être au plus près des citoyens.

La Ville a aussi recruté trois opérateurs de vidéo-protection. 70 caméras sont implantées actuellement sur l'ensemble de la Ville, pour près d’1M€ d’investissements.

Un projet d’extension des locaux de la Police municipale est également en cours.

La Ville intervient aussi au titre de la prévention des incivilités et de la délinquance, en partenariat avec le Préfet, le Procureur de la République, la Communauté d’agglomération et de nombreux partenaires.

Cela s’inscrit dans le cadre du contrat de ville 2015-2020, en relation avec de nombreux partenaires dont la Communauté d’agglomération. La stratégie locale est construite sur 5 axes :

  • La jeunesse
  • Les violences intrafamiliales
  • L’aide aux victimes
  • La tranquillité publique
  • La radicalisation

Le pilotage et le suivi des actions est assurée par la Communauté d’agglomération qui co-anime avec le Préfet et le Procureur de la République le Conseil Intercommunal de Sécurité, de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation (CISPDR).

Dans les actions « ville », on peut notamment mentionner :

  • L’animation socio-éducative menée par les centres sociaux
  • La médiation sociale (recrutement d’un médiateur au niveau de la ville et missions assurées par le CMSEA)
  • Les chantiers d’insertion
  • Le dispositif de réussite éducative mis en place dans le cadre de la politique de la ville et étendu au centre-ville
  • Fonds de participation des habitants

Le projet de renouvellement urbain doit, quant à lui, apporter un mieux en termes de sécurité réelle (améliorer les aménagements, réduire les zones isolées, favoriser la fluidité et la mobilité, etc.) et de ressenti (rénovation, embellissement, ouverture sur la ville, etc.).

La Ville, avec le concours de l’Etat, a beaucoup investi dans ses quartiers grâce à la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU). Cette dotation de solidarité augmente de façon permanente depuis 2008, montrant une reconnaissance de la situation par l’Etat. Elle est ainsi passé de 1,4M€ en 2008 à 3,4M€ en 2017.

Au niveau de l’Etat

  • Depuis le 8 octobre 2013, la Zone de Sécurité Prioritaire de Forbach a été créée qui a apporté une coordination opérationnelle du partenariat (CCOP), une coordination opérationnelle des forces de sécurité intérieure (COFSI, une amélioration de la réponse judicaire et des moyens d’investigation
  • A partir de 2019 : mise en place de la Politique de Sécurité du Quotidien avec une augmentation des effectifs sur les quartiers « politique de la ville » et une plus grande proximité entre les policiers et la population